Blog généraliste, de tout et de rien, dans la droite lignée de quelque chose.
Les vacances, c'est aussi profiter un maximum de la ville. Faut pas croire, mais partir se ressourcer à la campagne, c'est du déjà-vu, vivons avec notre temps. Et comme en vacances on se lève généralement à l'heure où le JT termine, il n'y a pas de temps à perdre.
Du coup, on prend ses baskets, et on descend se promener, histoire de digérer le café du matin (au lieu de l'expresso d'après le steack haché/frites).
Ainsi, on n'a pas trop l'impression d'avoir perdu une demie-journée.
J'avais déjà parlé ici de cette petite maison, la maison la plus étroite de tout Paris. Il était donc temps de prendre un peu de ses nouvelles. Figurez-vous que cette maison est désormais occupée par une boutique de fringues, Chamacco, qui est devenue, du coup, la boutique de fringues la plus minable de tout Paris. On n'a rien sans rien.
Cela dit, on y trouve de nombreux articles intéressants et facheuns, mais dépêchez-vous, il n'y a qu'une seule taille disponible pour toutes les fringues: le XS. On n'a rien sans rien, je vous dis.
Tour d'horizon des stars de la musique du quartier. Pas grand chose à ajouter si ce n'est qu'il faut soit porter la moustache, soit adopter des pauses de bogoss façon Frank Michael (mains sur la ceinture et regard de cougar).
Il est vrai que ça viole un peu les yeux, toutes ces stars d'un seul coup. On a du mal à choisir, beaucoup de mal. Ce qui est tout de même étonnant pour des affiches de promo, c'est qu'il n'y a jamais de date ou de lieu. En fait, il faut juste être là au bon moment, ce qui, quelque part, est un peu magique. Toutes façons à Paris, tout est magique.
Autre curiosité en passant. Dans le 10e, la rue du Paradis prolonge la rue de la Fidélité. Y'a des trucs qui s'invente pas, malheureusement.
On peut donc y aller gaiement sur tous les jeux de mots un peu pourris du genre "ma chérie, tiens bien ma main, car quand on aura atteint le bout de la rue, on sera aux portes du Paradis". C'est naze, mais ça marche, que voulez-vous.
Petite énigme du jour, en devanture d'un des nombreux coiffeurs africains du quartier (chez Jacques Des Anges).
J'imagine qu'une perruque invisible, ça doit avoir de la gueule, mais pourquoi mettre une perruque si c'est pour qu'on ne la voit pas? A part pour les chevelus, je vois pas l'intérêt, d'autant que quand on a des cheveux, on ne porte pas de perruque.
Et pis vendre de l'invisible dans un espace capillaires (y'aurait pas une faute, d'ailleurs?), c'est un peu se moquer des gens. Mais bon, on a l'habitude, chez Jacques Des Anges.
Juste histoire d'illustrer une querelle d'artistes du XXIe. Imaginons ce qui a pu se passer entre ces graffeurs pour faire un truc si moche sur un mur si grand.
Si on essaie de comprendre, on peut sentir un peu de Basquiat et même du Nerval avec le soleil noir tout en haut. Cela dit, dans la pratique, on sent plutôt Hugo, le petit de la voisine qui essuie ses mains dégueulasses sur les murs blancs de la cage d'escalier.
Alors bon, c'est vrai qu'il y a plein d'autres endroits à Paris où on peut voir de beaux dessins sur de grands murs, mais il faut toujours regarder ce qui se fait de pire pour apprécier ce qui se fait de mieux (Confucius, repris par Roger du bar d'en bas de chez moi). Pas de bol, ce qui se fait de pire, c'est dans ma rue.
Finissons sur une touche d'humour. Je ne cesse d'être fasciné par les nombreux bazars qu'on trouve tous les vingt mètres dans certains quartiers.
Ce qui est génial avec ce genre de boutique, c'est que c'est du tout-en-un: un Joué-Club, un Darty, un Casa et un Kiabi en un seul morceau. Un peu comme la Foir'Fouille, mais sans cette pieuvre immonde qui rigole alors qu'elle est moche. A la place, on a des gars qui se tiennent toute la journée devant la porte, histoire de veiller à ce que personne ne pique en passant de fausses Barbie ou de faux ukulélé.