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Tous les ans à la même date, c'est une pression énorme qui s'abat sur tous les petits couples dans une grande partie du monde. Ce jour-là, le 14 février, il est de bon ton de devenir, si ce n'est pas déjà fait, le meilleur ou la meilleure amant/e de la Terre. Rien que ça. Ce qui peut paraître futile pour ceux qui pensent y être déjà parvenu, ne l'est pas autant pour les mauvais petit/es-ami/es qui ont là une occasion de se racheter.
La Saint-Valentin a donc un but fort honorable, rien de mieux pour se remonter le moral que de penser à l'amour et la tendresse, lové dans les bras de son/sa destinée. Ahhh, passer la journée à se regarder dans les yeux, et oublier la violence et l'absurdité qui nous entourent, mon aimée et adorée, encore un peu de champagne?
Parce qu'il faut bien savoir que cette histoire de la Saint-Valentin est une histoire montée de toute pièce, un énorme coup marketing d'un vieux pape frigide de la fin du Ve siècle. A la base, avant ces histoires de "Saint-quelqu'un", les 14-15 février étaient des journées consacrées à fêter le retour du printemps qui à priori, est pour bientôt.
A l'époque, c'étaient les célibataires qui étaient mis à l'honneur, et pas les petits-couples-qui-roucoulent-que-ça-fait-gerber-quand-on-les-voit-se-manger-la-bouche-dans-le-métro. Les prêtres des Lupercales allaient dans la ville habillés de peaux de chèvres, et touchaient les femmes pour leur assurer fértilité et surtout fécondité.
Seulement, à la suite de la success-story du christianisme, toutes ces pratiques érotico-amoureuses étaient de plus en plus mal vues par le haut-clergé qui décida de les abolir. Le temps de la fornication généreuse dans tous les coins de rues était bel et bien terminé, rentrez chez vous les célibataires on veut plus vous voir.