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Blog généraliste, de tout et de rien, dans la droite lignée de quelque chose.

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Rateau de l'éternité

index-copie-55.jpg     Le froid en novembre, les soirées foot du mercredi, les décolletés de Sophie Favier: certaines choses sont immuables, et c'est parfois rassurant (sauf pour Sophie, hélas, parfois le temps fait des ravages). En effet, afin de ne pas tomber du manège, heureusement qu'il y a encore de quoi s'accrocher. Et si on s'y amuse, on pourrait dresser une liste bien plus complète de choses qui ne changeront jamais, et dont on sera témoin toute notre vie, si si, j'vous jure. Une en particulier me fait rêver cette semaine.

 

 

 

index-copie-56.jpg   L'avantage d'être tous les jours au contact de la jeunesse de notre si beau pays, c'est que l'on peut mesurer l'évolution de la vie au collège. On peut parfois avoir l'impression que la jeunesse a bien changé (comme disent les vieux). Mais c'est faux. Si dans leur langage les choses ont bien évidemment évolué (cf: ici), il y a quelque chose qui n'a absolument pas bougé: le rateau.

 

 

 

index-copie-57.jpg    Alors bon, le rateau, on en prend à tous les âges, des plus ou moins douloureux, des plus ou moins mérités. Mais il y a un âge auquel le rateau est particulièrement fatal, c'est quand il est pris dans les dents pendant les années collège. Souvenez-vous de la petite Amandine, pour qui vous brûliez de désir en secret, et que vous épiiez du coin de l'oeil dans la cour du bahut...

 

 

 

index-copie-58.jpg   Généralement, le rateau arrive hélas à la fin d'un processus implacable, suivez bien. Le rateau du collège est basé sur quelque chose d'immuable (encore): c'est le bogoss, qui exhibe ses abdos sur Facebook.

    Le bogoss (orthographe réactualisé) attire toutes les filles du collège (qui font la bouche en coeur sur Facebook), parce qu'il est plus avancé hormonalement que vous. Alors forcément pour les autres, c'est la course vers le rateau, mais vous vous répétez que c'est comme ça qu'on devient un homme, c'est comme ça qu'on devient un homme, c'est comme ça qu'on devient un homme ...

 

 

     Et de nos jours, rien n'a changé: toujours les mêmes bogoss qui chopent pendant que les autres ouvrent un Jardiland (blague d'ailleurs toujours à la mode dans les cours d'école). Alors, comme à l'époque, on attrappe de-ci, de-là, des bribes de conversations toujours aussi savoureuses qui, vous le savez désormais, mènent toutes au sacrosaint rateau. Petit panel non exhaustif.

 

 

index-copie-59.jpg1. Le rateau Cyrano: généralement reconnaissable au "Dis-lui-que-je-l'aime, mais tu-lui-dis-pas-qu'c'est-moi-qui-t'ai-dit-de-le-dire". Celui-là, tout le monde l'a déjà pris, il fait pas trop mal, puisque vous prenez le rateau en différé, sauf quand c'est votre Cyrano qui rafle la mise. Auquel cas, vous perdez aussi un pote.

 


Sans-titre-1-copie-1.jpg2. Le rateau Dactylo: généralement reconnaissable au petit coeur en bas à droite de la page de classeur, format A4, carreaux seyes. Celui-là aussi, tout le monde en a pris, et est un peu plus douloureux que le rateau sus-nommé. Plus douloureux parce que vous retrouvez votre petit billet doux circuler dans les mains de tout le collège qui vous montre du doigt en chuchotant "c'est lui qui veut sortir avec Amandine".

 

 

index-copie-60.jpg3. Le rateau Mentalo: généralement reconnaissable à la menthe à l'eau qui vous avez offert à Amandine et que vous sirotez devant le collège. Le rateau Mentalo est encore plus douloureux, parce que vous le prenez en direct, et en public qui plus est. Peu sont ceux qui peuvent se vanter d'en avoir déjà pris un, parce que beaucoup n'osent pas parler en public (c'est pour ça qu'ils se font toujours doubler par le bogoss).

 

 

 

1980-la-boum.jpg4. Le rateau Slow: généralement reconnaissable à Céline Dion, Lara Fabian ou Jena Lee qui hurlent dans un radio-cassette ou un Ipod dans un garage mal éclairé. C'est le rateau de base, celui de la main qui descend le long d'un pull Jennyfer ou d'une paire de lèvres qui puent le Fanta qui se rapprochent dangeuresement. On se défend du rateau slow, "excuz moa Amandine", prétextant s'être "laissé emporter par la miousik", mais on sait que c'est des conneries pour garder la face.

 

 

   C'est au moment où on se rend compte qu'on a toute la collec' , et seulement à ce moment, qu'il faut se dire qu'on est enfin devenu un homme. Enfin, presque, reste plus qu'à conclure.

 

 

 

 

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T
<br /> Y a une faute, dans le point 3<br /> "que vous avez offert à Amandine" et pas "qui vous avez offert à Amandine" mais j'ai bien lolé donc c'est pardonné monsieur.<br /> <br /> <br />
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