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Parfois, les mythes sont faits pour être démontés.
Alors, à travers les années et les siècles, les sages ont continué de raconter leurs histoires mythologiques, bien conscients qu'ils tenaient là non seulement un héritage culturel mondial, mais aussi la solution pour maintenir le peuple dans le calme et la sérénité, "ne vous en faites pas, Athéna va nous envoyer un nouvel Achille pour nous sauver".
Quelque part, un mythe, pour exister, a besoin d'un début et d'une fin, sinon les gens s'en lassent. Normal: c'est toujours énervant de s'endormir avant la fin du film, ou pire: de ne pas la comprendre.
Regardez Johnny, par exemple. L'archétype du héros façon XXe siècle, avec ses zones d'ombre et de lumière et porteur de valeurs "nationales" (c'est la seule star Mondiale connue uniquement en France et au Japon, fortiche). Et ben quelque chose me dit que (attention, ce qui suit est cruel, éloignez les enfants), si Johnny s'était éteint il y a une vingtaine d'années, il aurait pu atteindre le rang de mythe plutôt que la rubrique faits divers dans Gala.
S'il avait été rappelé par les dieux du rock au faîte de sa gloire, quand il était l'ambassadeur number One du rock (y'a quarante ans), les choses auraient été différentes: il aurait vécu comme une étoile filante qui traverse le ciel du rock'n'roll en l'illuminant. Dans la mythologie, les héros deviennent des étoiles, ça tombe bien.