Blog généraliste, de tout et de rien, dans la droite lignée de quelque chose.
Cependant, saluons une nouvelle tendance du cinéma américain.
Désormais, les héros des comédies du pays de l'oncle Sam sont des loosers patentés, des maladroits un peu gauches et idiots. C'est peut-être à cause de la crise, en fait: on ne croit plus vraiment à l'impossible, et on admet que la vie de tous les jours est faite de truc parfois un peu limites, et pas si passionants que ça. Superman ne fait plus vraiment rêvé, parce qu'on a tous arrêté de mettre des slips rouges. Batman s'en sort mieux dans les derniers films tout simplement parce qu'il est devenu plus proche de nous, plus darkside, moins starsystem que Superman quoi.
Celui à qui on doit cette petite révolution de la comédie est sans aucun doute Judd Apatow, producteur/scénariste/réalisateur à qui l'on doit quelques petits bijoux aux titres évocateurs: 40 ans toujours puceau, En cloque mode d'emploi, Sans Sarah rien ne va, SuperGrave, Frangins Malgré eux et Délire Express. Grâce à ce mec, exit les beaux gosses qui rafflent tout. Maintenant, les rois du monde sont des canapés surfers, jouent à la Playstation toute la journée, regardent des films de cul, boivent, fument et font n'importe quoi.
Le film de la semaine lui rend hommage. The Hangover est LE succès de l'été aux Etats-Unis, pour toutes les raisons évoquées plus haut.
Encore une fois, comme dans les films que je viens de citer, le film est peuplé de seconds rôles promus aux premiers rôles: dans la droite lignée des Jack Black et autre Seth Rogen, j'ai découvert un nouveau antihéros en la personne de Zach Galifianakis. Ce petit homme barbu tout rond et tout poilu crève l'écran à chaque fois qu'il apparaît pour dire une connerie encore plus grosse que lui, ou bien dès qu'il prend une tatane dans la tête. C'est peut-être aussi ce qui le rend si attachant: il doit avoir battu le record de coups reçus dans un film, si l'on écarte les filmos de Steven Seagal ou de Van Damme.